Pour la contre-autopsie D'Ayoub Ayoubi

Vérité et Justice pour Ayo...
Lancée le 21 mars 2022

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Le 18 janvier 2022, nous apprenions avec effroi la mort de notre frère Ayoub Ayoubi dans des circonstances devant encore être élucidées.

Pour rappel Ayoub, jeune homme sans titre de séjour valable en Belgique, aurait été retrouvé mort à son domicile à ASSE, commune située en région flamande, le 18 janvier 2022.

La famille apprenant par le truchement du Consulat général du Royaume du Maroc, la mort de Ayoub, acquiesça l'information et exigea une vue immédiate du corps du défunt.

Suite à celà, le frère d'Ayoub se rendit au service de pompe funèbre chargé de conserver le corps de ce dernier. Son frère rappela durant le trajet au coopérateur du consul, qu'ils étaient sans nouvelles d'Ayoub depuis maintenant 7 jours. À la vision du corps de son frère, Mohamed ne put en croire ses yeux. Traces de coups au visage, plais au niveau du métacarpe, poignets cassés, des blessures nous rappelant de bien triste service rendu par une police habituée aux traitements inhumains à l'égard des populations issues de l'immigration.

À compter de cette séquence, le frère d'Ayoub, accompagné dans ses démarches par son conseil, maître Nicolas Cohen, active toutes les procédures pour enfin obtenir l'accès au dossier. 

Après une première demande gracieuse faite auprès du juge d'instruction, une requête fut finalement déposée pour définitivement obtenir cet accès. 

Par ailleurs, des informations en provenance du Maroc faisant suite à une question parlementaire posée par Noureddine Médian, chef du groupe parlementaire istiqlalien, nous rendent d'autant plus inquiets quant aux circonstances réelles de la mort de Ayoub. En effet, le ministère de la justice marocaine a pris l'initiative de communiquer avec les autorités belges par l'entremise du magistrat de liaison marocain en Belgique. Cette communication s'inscrivant dans le domaine de la coopération judiciaire internationale entre la Belgique et le Maroc, rapporta les informations suivantes : 

Après avoir contacté le parquet de l'arrondissement judiciaire Halle-Vilvoorde, ce dernier a signalé qu'une enquête pénale était en cours, dont les résultats ont jusqu'a présent abouti à ce qui suit : 

Dans la nuit du 11 au 12 janvier 2022, les voisins du défunt ont entendu des bruits et des cris anormaux dans l'appartement qu'il habitait.

Lorsque les policiers sont entrés dans l'appartement, la personne concernée était décédée.

Un médecin légiste a été désigné pour accompagner le laboratoire scientifique et technique de la police judiciaire afin de déterminer les causes du décès. 

Le ministère public compétent, a conclu, sur base des constatations du médecin légiste, de l'état de l'appartement et des témoignages des voisins, que le décès était dû aux effets du syndrome du délire agité.

Selon le témoignage du parquet compétent, le syndrome précité peut résulter de la consommation de drogue, le consommateur devenant agité, ce qui explique l'état de cris dans lequel il se trouvait selon le témoignage des voisins et l'état de l'appartement, et que l'autopsie qui suivra les résultats des analyses, dont les résultats ne sont pas encore connus, pourra confirmer cela.

Ces nouvelles informations nous inquiètent à nouveau car elle nous renvoie à des circonstances de mise à mort similaires à celle de Josef Chovanec, qui le 24 février 2018, s'est vu refuser l’embarquement dans un avion en direction de Bratislava parce qu'il se serait montré trop turbulent ( - propos retenus par la zone de police aéroportuaire). La police fédérale aéroportuaire avait alors été requise pour maîtriser l’homme, qui s'était rebellé sur le tarmac. Placé en cellule dans les locaux de la police fédérale, l'homme s'était, d'après la version policière, porté des coups violents, obligeant les policiers à intervenir de nouveau pour le maîtriser. Lors de cette opération, le forcené avait fait un arrêt cardiaque. Le parquet avait dès lors parlé d'un syndrome du délire agité, corollaire d'une consommation excessive de stupéfiant pour justifier la proportionnalité de l'intervention policière. 

Il est clair que l’état physique et mental d’une personne lors de son arrestation peut servir, par un retournement pervers, de justificatif ultérieur à sa propre mort dans les récits préparés par  la police, construits par l’instruction et consacrés par les parquets. Nous en avons eu la manifestation tangible avec l’assassinat de Jozef Chovanec qui, lors d’une intervention policière datant du 24 février 2018, succomba des suites d’un étouffement thoracique de 18 minutes induit par le plaquage ventral de policiers issus de la zone aéroportuaire de Charleroi. Le rapport médical avait à l’époque évoqué un œdème cérébral sévère, conséquence d’un choc crânien imputé à l’action unilatérale de Monsieur Chovanec. De plus, l’enquête du parquet de Charleroi sur les circonstances de la mort de Jozef Chovanec évoque le syndrome du délire agité comme cause ayant proportionné la qualité de l’intervention policière. Selon les policiers, ils n’auraient pas eu d’autres choix que d’intervenir de manière musclée, pour leur propre pour leur propre protection et pour éviter la rébellion du prévenu. Cette carte de la rébellion, tout comme celle de la dangerosité immanente du corps noir, du corps arabe, justifiant systématiquement la proportion de la force utilisée, est continuellement mobilisée dans les récits policiers, recoupée par l’instruction, communiquée médiatiquement. Dans le cas précis de Jozef Chovanec, bien que n’étant ni noir ni arabe, c’est bien à partir de l’armature sensible et technologique du racisme d’état que son corps a été traité. Cette dernière a pour principal effet de saturer racialement tous les rapports entre perception commune et procès de réalité lors d’éventuels jugements dans un tribunal. S’ajoute à cela l’utilisation de la stratégie de psychiatrisation des effets de la violence policière, qui est symptomatique d’innombrables séquences de meurtres policiers ; un policier s’est assis sur la cage thoracique de Chovanec durant 18 minutes, mais cet élément s’efface au profit de l’instruction de la menace pathologique que ce dernier représente. Bien plus, cette agitation délirante constitue un élément irrévocable de vérification de la culpabilité du sujet. Ce processus ostensible d’évanouissement spontané de la nature violente de l’intervention policière permet de fixer biologiquement et psychiquement la responsabilité des effets résultant de l’intervention dans le chef de la victime. La justification toute trouvée dans l’élaboration du récit policier sera celle de la protection de la victime d’elle-même et celle des personnes avoisinant la scène. (https://bruxelles-panthere.thefreecat.org/?p=5047 )

Cette tentative d'inversion de la charge de la preuve, exige de nous une attention particulière et des agissements spécifiques pour contrecarrer le récit du parquet. 

À cet effet, nous vous demandons d'intervenir financièrement pour qu'une contre expertise médicale du corps de Ayoub Ayoubi ait lieu afin d'éclaircir dans des délais raisonnables, les circonstances médicales de sa mort.

Sa famille affirmant qu'Ayoub ne consommait pas de drogues, il serait donc impossible pour elle que cette cause ait mené à sa mort.

Soyons donc nombreux et nombreuses à soutenir la famille en alimentant cette cagnotte.


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