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Bonjour,
J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces lignes.
Parce que demander de l’aide, quand on a toujours essayé de tenir seule, ça fait mal à la fierté.
Mais aujourd’hui, je suis arrivée à un point où je n’ai plus le choix.
Je suis maman seule d’un petit garçon qui est toute ma vie.
Si je tiens encore debout, c’est uniquement pour lui.
Il y a 10 ans, j’étais en études d’aide-soignante. Il ne me restait qu’une seule année pour obtenir mon diplôme. Une seule année avant de pouvoir construire un avenir stable.
Puis j’ai appris que j’étais enceinte… déjà de 4 mois.
Le choc. La peur. L’inconnu.
Je n’avais personne pour garder mon bébé. Pas les moyens pour une crèche malgré mes démarches. Aucune solution concrète.
J’ai dû abandonner mes études. Abandonner mon rêve.
Je ne regrette pas mon fils. Jamais.
Mais j’ai dû renoncer à la stabilité que j’étais sur le point d’atteindre.
J’ai élevé mon fils seule jusqu’à son entrée à l’école. Chaque jour était un combat financier. J’ai utilisé des cartes de crédit pour survivre, en me disant que je rembourserais quand je travaillerais.
Quand il est entré en maternelle, j’ai trouvé un emploi rapidement comme technicienne de surface dans une école primaire.
Je me levais tôt. Je rentrais épuisée.
Mais j’étais fière.
Fière de pouvoir enfin payer moi-même. Fière de me dire “on va s’en sortir”.
Puis la santé m’a rattrapée.
J’ai découvert que j’avais une hanche plus basse que l’autre. Les douleurs au dos et au genou sont devenues atroces. Certaines nuits, je pleurais en silence pour ne pas inquiéter mon fils.
Arrêt maladie. Examens. Démarches.
Et là, le début d’un cauchemar administratif :
un médecin me disait de reprendre, un autre refusait.
Résultat : plus de salaire… mais plus d’indemnités non plus.
Je devais continuer à payer le loyer, les factures, nourrir mon enfant.
Alors j’ai repris les crédits.
Quand j’ai enfin pu retravailler, j’étais déjà noyée.
Et mes absences médicales ont fini par me coûter mon emploi.
J’ai essayé encore. Formation. Reprise d’études.
Acceptée… puis refusée quelques jours avant la rentrée parce qu’il n’y avait plus de place.
Nouvelle réforme du chômage. Plus de droits.
Un nouvel emploi trouvé… retiré deux jours avant de commencer.
À chaque fois que je reprenais espoir, quelque chose s’écroulait.
Puis il y a eu le logement.
Humidité. Moisissures. Champignons.
Mon fils est tombé malade.
Trois semaines d’hospitalisation.
Trois semaines à le regarder dormir dans un lit d’hôpital en me demandant si j’avais échoué.
J’ai quitté l’appartement pour le protéger.
Je me suis retrouvée sans adresse officielle. Rayée de la commune. Sans aide.
Aujourd’hui j’ai un logement social.
Mais il est presque vide.
Je fais passer mon fils avant tout.
Il mange.
Moi, pas toujours.
Ce mois-ci, je me retrouve avec le frigo vide.
Et c’est peut-être ça le plus dur à écrire.
Parce que je me suis battue pendant 10 ans.
J’ai travaillé.
J’ai essayé de me former.
J’ai encaissé les refus.
J’ai supporté les douleurs.
J’ai survécu aux saisies.
Mais aujourd’hui… je suis épuisée.
Pas seulement financièrement.
Émotionnellement.
Mentalement.
Je ne demande pas qu’on me sauve.
Je demande juste un peu d’aide pour respirer.
Pour remplir le frigo.
Pour arrêter d’avoir cette boule au ventre chaque soir en me demandant comment je vais tenir le mois suivant.
Si vous pouvez nous aider, même d’un petit geste, vous ne donnez pas seulement de l’argent.
Vous donnez un peu de lumière dans une période très sombre.
Merci du fond du cœur à celles et ceux qui liront jusqu’au bout. ❤️
Selon nos statistiques, un seul partage permet de collecter en moyenne 30 euros.
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