Caisse collective contre la répression Paris-IdF

1 577 €

collectés avec 30 participants

Coordination contre la répression et les violences policières
Paris-IDF

 

Agir contre la répression et les violences policières

 

Faire un don pour participer aux frais de justice est déjà une façon de participer à la solidarité face aux violences policières et face à la répression notamment dans les manifestations, les quartiers populaires, ou envers les réfugié.e.s... Cette caisse concerne les affaires dont la défense politique et collective est assurée par la Coordination contre la répression et les violences policières ("Coord antirép") Paris/IDF. Vous pouvez utiliser cette cagnotte en ligne pour faire un don ponctuel ou mensuel. Vous pouvez également nous faire un chèque ou virement direct.*

 

Pour donner une idée des frais engagés, selon les tarifs planchers de l'aide juridictionnelle, entre la garde à vue, la comparution immédiate et le procès en tant que tel, il faut compter 600 à 900€ par prévenu-e. La GAV représente de 60 à 300€ (150€ en moyenne), et autant si elle est prolongée de 24h; l'audience de comparution (même si le procès est renvoyé) à 330€, le renvoi à 250€; et si une affaire est confiée à un juge d'instruction il faut ajouter au moins 1500€. Sans compter les procédures ddevant les cours d'appel.

 

En plus de l'accueil et de l’accompagnement des inculpé.e.s, l'équipe de soutien juridique de la Coord antirép peut être amenée à ouvrir une ligne téléphonique lors de certaines journées de mobilisations en région parisienne. Pour connaitre ces moments, consultez la page Facebook de la Coord antirép.

 

Chaque mois, divers collectifs organisent des initiatives pour apporter un soutien politique et juridique aux inculpé.e.s et aux victimes de violences policières, lors de procès ou de rassemblements. Pour participer aux initiatives, suivez Paris-Luttes Info, la rubrique "répression" sur Demosphere, la page Facebook de la Coord antirép, ou venez prendre part aux réunions de la Coordination qui se tiennent généralement tous les mardi à la Bourse du Travail de Paris (annoncées sur Demosphère).

 

Le souhait de la Coord antirép est de construire une défense politique de manière collective afin que la question de la répression et des violences policière devienne l'affaire de tou.te.s. Nous relayons et fournissons ainsi des outils afin que toute personne ou tout groupe puisse organiser sa défense à son niveau. C'est pourquoi la coordination n'a pas vocation à assurer seule la "legal team" en région parisienne. C'est un mandat qu'elle a repris suite à l'arrêt du groupe Defcol en septembre 2016 afin de lutter contre la spécialisation et contribuer à transmettre les savoirs, les mandats et les organisations spécifiques que cela requière. Pour ces mêmes raisons, la coordination entend assurer ce mandat dans un temps limité pour le passer ensuite à d'autres.

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Pour des conseils ou un accompagnement particulier ...

Merci d'écrire à stoprepression (AT) riseup.net ou de venir rencontrer l'équipe de soutien juridique pour un entretien.

Lire notre brochure d'autodéfense (2 pages) : Sortez couvert.e.s ! 

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Quelques positions de la Coordination depuis avril 2016 :

 

Sortez couvert.e.s !

 

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* Des chèques peuvent être écrits à l'ordre de FAU (indiquer "Stop répression" au dos), et envoyés à la librairie Michèle Firk, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil. Pour des virements, écrivez à stoprepression (AT) riseup.net pour avoir le RIB.

 

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  Posté le 12 nov. 2017 à 17h42

On assiste depuis la rentrée sociale de septembre 2017 à la mise en place de nouvelles stratégies de la part des flics et des procs. En effet, si les forces de police sont moins visibles lors des manifestations, préférant se tenir à distance pour faire des incursions plus « ciblées » au coeur des cortèges, il ne faut pas oublier les dizaines d’interpellations que nous déplorons. Interpellations qui ont été d’une rare violence lors du rassemblement en hommage à Rémi Fraisse le 26 octobre dernier, plusieurs personnes ayant été passées à tabac sur le quai du métro Ménilmontant avant d’être embarquées.

A cela s’ajoute un changement de paradigme lors du passage devant les tribunaux. Aux traditionnels "violences sur personne dépositaire de l’autorité publique", "outrage et rebellion" vient s’ajouter les notions d’"atroupement armé en vue de ..." ou de "groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", résurgences de la « loi anti-casseurs » des années 70. Ce qui permet de faire condamner des personnes pour des intentions supposées et non sur la base de faits matériellement constitués.

D’autre part, fait très inquiétant dès le premier stade judiciaire (la comparution immédiate), le procureur demande maintenant quasi systématiquement la mise en détention provisoire jusqu’au procès, et ce quel que soit l’état du casier judiciaire ou des garanties de représentation du/de la prévenu.e. Si fort heureusement ces demandes ne sont pas toujours suivies par le tribunal, notre camarade B., interpellé le 10 octobre est actuellement, pour ces raisons, incarcéré jusqu’à son audience qui aura lieu le 10 novembre. Les autres, s’ils ou elles ne vont pas en prison, peuvent écoper ensuite de contrôles judiciaires et d’"interdictions de séjour" sur les lieux des prochaines manifestations. La machine judiciaire montre là son vrai visage : elle restreint la liberté de circuler alors que les faits reprochés ne sont même pas établis. Seule compte la suspicion d’avoir l’intention de commettre des délits. Autre inquiétude, le temps passé par les procureurs et les président.e.s de chambre à se pencher sur la "personnalité" du ou de la prévenu.e, se servant et abusant des fichiers policiers (pas seulement du casier judiciaire) sans s’attacher avec la même ardeur à établir la réalité des actes et des faits qui leur sont reproché.e.s.

S’il est important de se mobiliser et de descendre dans la rue lors des journées de manifestations ou d’actions, il est absolument fondamental de soutenir les camarades interpellé.e.s en se rendant devant les commissariats où il.le.s sont détenu.e.s, et aussi lors des audiences au tribunal afin que personne ne reste seul.e face à la machine judiciaire. S’informer s’il y a des appels à rassemblement en fin de manifestation est une bonne habitude à prendre collectivement. Par ailleurs, ne pas repartir seul.e tout en essayant de mélanger les âges est une autre manière de déjouer les interpellations ciblées en fin de manif.

Nous invitons par ailleurs tous les individus ou collectifs à connaître le nom d’un avocat à désigner lors de la garde à vue, ainsi qu’à préparer un maximum de papiers documents pouvant éviter la détention provisoire. Exercer son droit au silence en garde à vue reste plus que jamais pertinent.

Enfin, le groupe légal de la coordination tient à rappeler l’importance de la solidarité financière face à la répression qui nous touche toutes et tous. Notre groupe s’est engagé à aider au mieux les victimes de la répression pour règler leurs frais d’avocats. Parce qu’il faut des chiffres pour se faire une idée, disons que de la GAV au procès cela peut représenter entre 600 et 900€ par prévenu.e (selon les tarifs planchers de l’aide juridictionnelle) : une intervention en GAV peut aller de 60 à 300 euros, selon la durée des entretiens, auditions ou confrontations ordonnées par les flics ; prestations qu’il faut renouveller en cas de prolongement de 24h ; une audience de comparution immédiate (même si on obtient le renvoi du procès) revient à 330€, le procès en tant que tel à 250€, et une affaire instruite par un juge d’instruction à pas moins de 1500€.

Actuellement, le groupe juridique accompagne une vingtaine de prévenu.e.s en attente de leur procès, et nous sommes loin du compte. C’est pourquoi il est important de faire tourner le lien de notre caisse collective (tinyurl.com/stoprep2) et invitons chaque personne à contribuer à hauteur de ses moyens.

Lancée par Coordo anti-rép - Paris... le 9 août 2017